Choix d’une charnière de porte : quels sont les critères à considérer ?

charnière de porte

La charnière fait partie des accessoires qui assurent le bon fonctionnement d’une porte. Cette pièce est généralement fabriquée en métal, mais peut aussi exister en d’autres matières. Devant une multitude de modèles vendus sur le marché, il n’est pas du tout chose aisée de faire son choix. En vue d’installation d’une nouvelle porte ou de rénovation d’une ancienne ? Nous allons vous guider pour sélectionner le modèle adéquat à travers cet article.

Comment fonctionne une charnière ?

La charnière est composée de deux lames enclavées l’une dans l’autre et reliées par une broche placée sur un axe commun. Grâce au mouvement de rotation engendré autour de cet axe, une porte peut s’ouvrir et se fermer correctement. Cet accessoire incontournable pour toute ouverture à battants peut se décliner en différentes matières : inox, laiton, métal, ou acier nickelé, mais le modèle en métal reste le plus répandu sur le marché.

Trois parties constituent une charnière à savoir :

  • le gond : qui assure le rôle d’axe de pivot d’un ouvrant. On peut également l’appeler : goujon, broche ou goupille ;
  • le charnier : qui est la partie immobile fixée sur le montant du bâti de la porte ;
  • le battant : qui fait office de support à la partie mobile.

Charnier et battant peuvent tous deux être désignés sous le terme de « charnon ».

On confond souvent la charnière et la paumelle. Bien qu’elles ont le même aspect, leur caractéristique est différent. En effet, la paumelle est déboitable contrairement à la charnière. En d’autres termes, les charnons (battant et charnier) peuvent être séparés.

Les points à tenir compte

Pour vous aider à effectuer votre choix sans vous tromper, voici quelques éléments-clés à prendre en compte :

  • le support : qui va déterminer le mode de fixation de votre charnière. Si votre porte est fabriquée en bois, il faut privilégier un modèle à visser. Par contre, une charnière à souder est plus adaptée pour une menuiserie métallique comme la porte en aluminium.
  • le lieu de fixation : si la charnière est destinée pour un usage extérieur, la matière acier inoxydable est fortement recommandée, car elle peut résister aux intempéries et aux UV. Pour une porte d’intérieur, la charnière polyvalente peut faire l’affaire.
  • le poids de la pièce à articuler : chaque type de charnière a ses capacités. Lorsqu’on parle de battant d’une porte, il faut éviter à tout prix d’opter pour une charnière en laiton ou à double feuillure. Celles-ci sont dédiées à l’ébénisterie.
  • l’esthétique : selon vos envies, il est possible de choisir un modèle à vis apparentes ou bien encastré.

Les types de charnières disponibles

Selon les contraintes d’installation et la praticité souhaitée, il existe plusieurs types de charnières :

  1. la charnière à friction : qui permet de garder l’ouvrant dans la position ouverte qu’importe l’angle d’ouverture. Trois modes de fonctionnement sont possibles :
  • l’application de la friction lors de l’ouverture et de la fermeture : c’est le couple constant symétrique ;
  • l’application de la friction différemment pour l’ouverture et la fermeture : c’est le couple constant asymétrique ;
  • l’application de la friction uniquement lors de l’ouverture ou de la fermeture : c’est le couple constant unidirectionnel.

2.  la charnière à indexation : qui offre la possibilité de maintenir l’ouvrant selon un angle d’ouverture compris entre 120° et 170°.

3. la charnière à ressort : ce modèle est très pratique puisqu’il permet de remettre l’ouvrant en position fermée automatiquement.

4. la charnière à double feuillure : destinée pour les portes dont le poids est plus léger. Elle est constituée de deux lames fines.

5. la charnière à nœuds : qui ressemble à une paumelle. Ce modèle est déboitable et existe en deux ou trois nœuds.

 

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